Pourquoi il faut freiner la privatisation de l’éducation

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La privatisation de l’éducation nourrit le débat ces dernières décennies. Même si aucune politique officielle n’est encore évoquée pour l’instant, il faut avouer que différentes formes de privatisation de l’éducation se présentent actuellement, à ne citer que l’augmentation du nombre d’établissements publics gérés et financés par le secteur privé, la participation de l’État dans le financement des établissements privés ou encore le financement total ou partiel des établissements publics par les établissements privés. Pour beaucoup, ce développement des partenariats public-privé pourrait devenir une menace pour l’autonomie et le but non lucratif des écoles publiques. Selon nombreuses personnes, l’éducation doit toujours rester sous la responsabilité de l’État pour les raisons ci-après.

L’État : garant du bon fonctionnement du système scolaire

L’éducation est l’un des services publics dont l’État prend en charge. En tant que garant du bon fonctionnement du service public, ce dernier a donc le plein pouvoir de faire un suivi et une évaluation sur chaque établissement public. Ce qui permet de contrôler la qualité de l’éducation offerte par les instituts d’enseignement. Les professeurs et le personnel de l’administration éducative sont, en outre, obligés de se soumettre à la politique générale lancée par le gouvernement en étant hauts fonctionnaires de l’État, sous peine de sanction disciplinaire ou de renvoi. L’État doit également assurer la continuité du service qui est sous sa responsabilité. Pour cela, un budget spécial de l’Éducation Nationale est alloué sur chaque année budgétaire. Ce qui allège donc la participation parentale sur les frais de scolarité de leurs enfants.

Écoles publiques : pour plus d’équité à l’accès au droit à l’éducation

Le principal rôle de l’État dans la gestion de l’éducation nationale est de rendre l’accès à l’éducation possible et d’en faire une réalité pour tous les enfants. La privatisation de ce secteur pourra donc compromettre l’égalité d’accès au droit à l’éducation. En effet, les frais de scolarité dans les établissements publics ne seront pas identiques à ceux des établissements privés. Certains parents seront donc dans l’obligation d’inscrire leurs enfants dans un établissement moins cher. Ce qui entraîne une grave fracture de la cohésion sociale.