Ces dernières années ont été marquées par de multiples évolutions dans les cursus d’enseignement supérieur et dans les choix d’orientation et de poursuite d’études des étudiants.
Donnons quelques exemples :
- Le nombre de bacheliers vient d’augmenter avec la disparition du BEP et la mise en place du bac pro en 3 ans. Les profils des étudiants par filières se modifient (par exemple la proportion de bac pro en BTS).
- Le processus de l’orientation des terminales à l’entrée du supérieur évolue avec le processus APB et les effets de l’ »orientation active ».
- La mise en place de la Première Année Commune d’Etudes de Santé (PACES) et son mode de sélection pluridisciplinaire change les règles du jeu, le doublement du numérus clausus en médecine également.
- L’augmentation du taux de poursuite d’études des diplômés technologiques (BTS et DUT) continue tandis que les poursuites d’études après une licence pro (diplôme terminal) se développe.
- L’instauration du recrutement des enseignants au niveau master entraîne une part du public motivé à continuer son cursus.
- Les passerelles universités écoles et même école-université se développent.
- Des universités multiplient la création de nouveaux diplômes et mentions (par exemple bi diplômes ou DU payants).
Cette énumération n’est pas exhaustive.
Mais, parallèlement à ces diverses évolutions, le décrochage universitaire, de la première année d’études à l’abandon de la thèse, demeure fréquent.
Dans ce contexte, les évolutions de parcours des étudiants semblent s’être accélérées. Il est difficile de prévoir les résultats croisés de ces différents mouvements en ce qui concerne le devenir des étudiants au terme de leurs études en dehors de quelques filières stables.
Cette difficulté se présente à tous ceux qui se targuent de participer à l’orientation des jeunes et qui sont confrontés à des inconnues.
Les chiffres des années 2000 sont déjà à relativiser. Les modifications des débouchés des jeunes entrés en première année en 2011 seront connues dans une dizaine d’année (5 ans d’études au moins et 3 ou 5 ans pour l’analyse des situations des jeunes en emploi). Et ce sans même évoquer les modifications du marché de l’emploi.
Cette nouvelle donne interfère également au niveau des recruteurs confrontés à des profils de jeunes de plus en plus divers et peu connus.
Contact : Daniel Lamar – lamar(at)afij(point)org