En 2012, la question de l’accès à l’emploi des jeunes post bac apparait ignorée par les politiques publiques et les projets politiques.

Jeune déprimé

La situation de l’emploi des jeunes est globalement mauvaise ; elle se sera encore détériorée en 2011. L’entrée dans la vie active pose problème dans notre organisation sociale des études jusqu’à l’emploi stable.

Les mesures sur cette réalité sociale sont incertaines. La fourchette 18/25 ans ne correspond même plus à la réalité puisque nombre de jeunes entrent dans la vie active seulement après 25 ans. Seul un chiffre est incontestable : c’est celui des jeunes en emploi à un âge donné. Les rapports des commissions et groupes de travail concernant l’emploi des jeunes se sont accumulés année après année.

Les mesures publiques ciblent essentiellement les jeunes sans aucune qualification soit environ 120 000 à 170 000 jeunes. Ce choix semble consensuel puisque nous le retrouvons au niveau de l’état (voir Loi de Finances 2012) comme au niveau des régions (voir les publics prioritaires de l’apprentissage précisé par les Conventions d’Objectifs et de Moyens (COM)).

Certes, un réel effort est fait par les universités pour préparer les étudiants à leur insertion professionnelle mais, il est encore loin de concerner l’ensemble de la population étudiante et il s’arrête au terme des études.

Le public des jeunes issus de l’enseignement supérieur, diplômés ou pas, apparait comme oublié par les politiques publiques de l’emploi et ce choix semble politiquement consensuel. Sans abandonner les efforts en faveur des jeunes non diplômés, un effort public en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes post-bas semble indispensable en 2012.

Contact : Daniel LAMAR – lamar(at)afij(point)org