Enquête AFIJ / Interfaces Compétences : 1 jeune diplômé sur 5 connait une rupture de contrat de travail durant sa 1ère année de vie active

L’AFIJ et Interfaces Compétences ont réalisé, en septembre 2011, une enquête auprès des jeunes diplômés ayant bénéficié de leurs services en 2010 portant sur le maintien dans le premier emploi. 1 263 jeunes ont répondu à ce questionnaire et ont fait part de leurs difficultés dans leur intégration professionnelle. En voici les premiers résultats.

26% des contrats signés par ces jeunes ont été rompus de manière « subie » et « décidée ».

Sur l’ensemble de ces jeunes, un jeune sur 5 (19%) a connu une rupture d’un contrat en alternance ou d’emploi, soit de son fait, soit décidé par l’entreprise.

Ce qui signifie que certains jeunes ont connu plusieurs situations de ruptures.

Parmi les raisons invoquées par le jeune comme cause d’une rupture qu’il a décidé lui-même, arrive en tête l’obtention d’un autre emploi ou la réussite à un concours de la Fonction Publique (33% des cas).

Viennent ensuite des raisons liées au poste (28%) comme :

  • Une mauvaise compréhension du poste (12%),
  • une charge de travail trop importante (7%),
  • la nature de l’activité de l’entreprise (9%).

Puis, la rupture peut être liée à des problèmes relationnels (15%) comme « un désaccord avec un supérieur » (12%) ou une « mésentente avec ses collègues » (3%).

Viennent ensuite l’évocation de problèmes personnels (5%).

Parmi les autres les motifs invoqués on retrouve : la reprise d’étude, la création d’entreprise, l’éloignement géographique, les accidents du travail, les mauvaises conditions de travail et la rémunération (des jeunes se plaignent de n’avoir perçu aucune rémunération lors de leurs premiers mois d’emploi et ont donc été contraints de quitter leurs postes !).

Dans le cas d’une rupture à l’initiative de l’employeur (dont 59% interviennent durant la période d’essai), le jeune témoigne des raisons évoquées par l’employeur :

  • des reproches portent sur le travail dans 27% des cas : une absence de compétence pour le poste (19%), une motivation insuffisante (5%), une non-observation des directives (2%), un manque de sérieux (1%) ou des problèmes de comportement (1%).
  • Des problèmes relationnels (15%) avec le supérieur (14%) ou avec les collègues (1%)

Dans la majorité des cas (58%), aucune cause précise n’a été évoquée par l’employeur.